Après des années à éviter la question de la pédophilie dans l’Eglise, le dialogue est enfin ouvert entre les victimes d’abus sexuels et les évêques de France. C’est une réelle avancée puisque c’est la première fois que l’Eglise aborde le sujet de la pédophilie.
L’Eglise assume pour la première fois. 8 victimes d’abus sexuels au sein de l’Eglise ont pu rencontrer les 120 évêques de France lors de l’Assemblée plénière de Lourdes pour raconter leurs histoires. Cette rencontre marque le premier pas de l’Eglise vers les victimes de prêtres pédophiles, « C’est très important, symboliquement fort, que l’ensemble des 120 évêques accueille ce groupe. C’est reconnaître ce qu’ils ont vécu, reconnaître que l’Eglise a été coupable de ces actes. Nous allons parler, échanger, proposer. Et ce n’est qu’une étape. » dit l’une des victimes.
Les objectifs de cette rencontre sont la mise en place d’une prévention dans les églises ainsi qu’au catéchisme et que la lumière soit faite sur les nombreuses affaires qui restent floues. Cette rencontre aura mis du temps à s’organiser car les évêques ont très longtemps rechigné jugeant qu’elle n’était pas nécessaire.
Les victimes ne veulent pas en rester là et attendent maintenant des actes forts de la part de l’Eglise « Nous attendons des actes à court, moyen et long terme […]. Nous continuerons à bousculer l’Eglise s’il le faut », assure Olivier Savignac. Pour le moment l’épiscopat n’a annoncé aucune nouvelle mesure mais a promis « la tolérance zéro ». Pendant ce temps-là, un prêtre pédophile est jugé à Orléans, l’Eglise n’en a pas terminé avec ses vieux démons.
