Dosseh: « l’infréquentable » fréquenté

Fraîchement certifié disque de platine, « Habitué » est un des titres qui a marqué l’été de l’année 2018. Un morceau qui a permis à Dosseh de s’imposer un peu plus dans le paysage musical français. Même si le rappeur orléanais, de 33 ans, n’en est pas à son coup d’essai, il commence à peine à se faire connaitre du grand public. Si son but est « d’inspirer ceux qui visent le sommet dans leur domaine », il est, pour sa part, sur le point de l’atteindre dans le sien.

Le rap dans son ADN

Si Dosseh a choisi le chemin de la musique et du rap notamment, c’est par ce que c’est de famille. Son grand frère n’est autre que le célèbre Pit Baccardi, un rappeur français très connu des années 90-2000. Yuri (surnom de Dosseh), a toujours avoué que l’aîné de la famille, lui avait été d’une énorme aide et qu’il lui avait donné beaucoup de conseils concernant l’industrie musicale notamment. Sa mère l’a aussi beaucoup soutenu dans ce qu’il entreprenait. Alors qu’il commence à poser sa voix au studio uniquement pour s’amuser avec ses amis, il décide à son tour de rajouter sa pierre à l’édifice du rap et de sortir son premier projet musical il y a déjà 11 ans. Avec ses lyrics percutantes et engagées, Dosseh, se forgea un public fervent de rap hargneux. Pour élargir celui ci il a « dû simplifiér ses écrits » pour parler aux plus grands nombres sans pour autant changer sa musique et la rendre totalement différente de ce qui lui a permis d’émerger. Quand bien même, si ses fans puristes lui demandaient de revenir au Dosseh d’avant, « la loi du plus grand nombre l’emporte ».

Le « charbon » a porté ses fruits

Pour écrire Dosseh n’hésite pas à s’inspirer de ce qu’il vit et de ce qu’il voit tous les jours, toutes ces aventures, aussi minimes soit elles, peuvent lui inspirer même une ligne ou deux.  C’est ce qui lui permet d’écrire des textes très imagés, qui parlent à ses auditeurs. Mais la vraie recette de son succès, c’est « le charbon ». C’est l’expression qu’il utilise pour définir le travail, et ce dans n’importe quel domaine.  C’est parce qu’il charbonne qu’il a pu en arriver là, c’est la clé de la réussite quoi que l’on entreprenne selon lui.

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Un tremplin du nom de Booba

La première collaboration entre les 2 artistes a presque 9 ans maintenant. C’est sur l’album « Lunatic » que Dosseh est invité, sur le morceau « 45 scientific » plus précisément. Depuis, les featurings entre ces 2 rappeurs se sont multipliés. Parmi eux le hit « Infréquentable » sorti en 2017, ou encore dernièrement sur le dernier album de Dosseh, pour le titre « #MQTB ». Le rappeur d’Orléans est encore aujourd’hui reconnaissant de l’exposition et de la force que lui a donné le DUC de Boulogne. Il est pleinement conscient que cette mise en lumière a réellement lancée sa carrière musicale. « Habitué » sonnait comme la musique qui montre que Dosseh peut aussi faire des hit sans la collaboration du francilien.

Un futur qui s’annonce prometteur

Son public s’élargit et cela se ressent notamment dans ses ventes. Son dernier album « Vidalo$$a » a été certifié disque d’or en 2 semaines. Une performance qui encourage le rappeur à continuer de progresser. Il pourra ainsi célébrer cette certification avec son public lors de son concert à l’Olympia, le 08 avril prochain. Dosseh a même franchi la limite du 7 ème art, puisque le 20 février prochain nous le retrouverons dans « Paradise Beach », un film de Xavier Durringer, aux côtés de Seth Gueko notamment. Dosseh ne risque donc pas d’arrêter de « faire du le-sa ».

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