La folle cavale de Cesare Battisti

Les Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC) constituent un groupe italien d’extrême gauche, classé comme terroriste par les autorités. Actif durant les années 70 où règne un climat de tension politique violent en Italie, il est à l’origine de nombreux attentats et assassinats. Cesare Battisti en était l’un des membres les plus connus. Après des années de cavale, il a été récemment capturé en Bolivie et ramené en Italie, là où il devra purger sa peine.

Les années de plomb : c’est le nom qu’on donne à la période sombre de cette Italie. Elle s’étale sur une quinzaine d’année, entre fin 1960 et début 1980. Elle traduit le développement du terrorisme et la faiblesse de l’Etat. Battisti, étant l’un des plus actifs de ce mouvement, a été arrêté dans la nuit du 12 au 13 janvier en Bolivie, pour avoir tué quatre personnes à cette époque. Jugé en 1981 et condamné à treize ans de réclusion pour appartenance à une bande armée, il s’évade la même année grâce aux membres du PAC qui organisent son évasion. S’ensuit une course pour l’ex-militant italien d’extrême gauche.

Après un bref passage en France, il rejoint le Mexique en 1982 pendant neuf années consécutives et rédige ses premiers ouvrages policiers (tels que Les habits d’ombre ou encore Le cargo sentimental). Plus tard, il retourne séjourner sur le territoire français suite à l’engagement du président François Mitterand, qui vise à ne pas extrader les anciens activistes italiens ayant rompu avec la violence. Cette affaire suscite une vive polémique en Italie qui réclame l’extraction de Battisti. Face à cette montée de colère du peuple italien qui entraîne celle des Français, il décide de se réfugier clandestinement au Brésil en 2004, sous la protection du président de l’époque, Luiz Inàcio Da Silva.

Son arrestation

En 2018 Cesare Battisti entre de nouveau de manière illégale, en Bolivie. Il s’est connecté à internet depuis l’aéroport brésilien lorsqu’il devait embarquer pour la Bolivie, c’est ce qui lui vaudra sa chute. Suite à ça, la police italienne arrive à retracer son emplacement et part à sa recherche. Il est arrêté plus tard dans la rue, lorsqu’il a atterri à Santa Cruz, par les autorités locales en coopération avec une équipe d’Interpol. C’est le 14 janvier qu’il est ramené en Italie, à Rome. Il est alors transféré à la prison d’Oristano en Sardaigne. Ainsi, après 37 ans de fuite il va enfin effectuer la peine de réclusion criminelle à perpétuité, qui a été décidée par les juridictions italiennes.

 

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