Edito du 21/05: Adieu à une légende

Alors que l’actualité française est monopolisée par les avocats des parents de Vincent Lambert  fêtant la décision de la Cour d’Appel comme une victoire en Coupe du Monde, le sport automobile a perdu une de ses légendes.

Niki Lauda s’est éteint dans la nuit auprès de sa famille, à l’âge de 70 ans. L’autrichien triple champion du monde, a marqué de son génie une des plus belles pages de la Formule 1.  Une époque où son rival et ami James Hunt n’hésitait pas à parler de ses « big balls » en interview,  et où les pilotes prenaient de véritables risques, comme Lauda le soulignait: « Il est impossible de comprendre le sport automobile de l’époque sans intégrer la notion de mort ; on s’amusait beaucoup car on mourait beaucoup. » (11 morts de 1971 à 1984). En 1976, il est victime d’un accident dramatique sur le circuit du Nürburgring, coincé dans sa Ferrari en feu, ses poumons sont brûlés, il est miraculé. Six semaines après avoir reçu l’extrême onction, Niki Lauda est de retour sur les circuits à la grande surprise générale. C’est cette combativité qui a bâti sa légende, mais aussi  son travail, sa passion et sa détermination. Toujours accompagné de sa célébre casquette rouge, cachant les stigmates visibles de ce 1er août 1976, il avait toujours gagné le match de la mort, malgré de nombreuses complications de santé. En 2013, le film Rush retraçait sa rivalité avec James Hunt, mort à l’âge de 45 ans d’une crise cardiaque. Celui qui le surnommait amicalement « the rat » va donc retrouver son compère, au panthéon des légendes du sport.

 

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